Trouver un logement en Chine est toute une aventure! Tout d’abord, comme à peu près partout, personne ne parle l'anglais dans l’agence immobilière, alors l’ami chinois est une fois de plus obligatoire.
Le premier contact avec l’agent immobilier se passe bien, on lui fixe notre prix maximum et on lui explique nos exigences. Moins de trente minutes plus tard, il nous dresse une liste de 6 ou 7 appartements répondant à nos critères dans les environs. Nous allons voir le premier sans perdre une minute.
Cour sale, immeuble ancien, escaliers noirs, ça ne présage rien de bon. Et là, arrivés au dernier étage, surprise, on se serait cru dans un grenier du siècle dernier! L’endroit était recouvert de poussière, il y avait une forte odeur de renfermé et il y faisait très sombre. Bon, comme on est poli, on fait un tour : il n’y a pas de meuble, le parquet grince, les murs tombent en lambeaux, on repart aussi sec. On explique à l’agent qu’on aimerait quelque chose de plus propre et de plus neuf, ça tombe bien dit-il, le deuxième devrait vous plaire !
Alors le deuxième, oui il est mieux, il est neuf, plus propre, dans un immeuble avec un ascenseur, sauf qu’il n’y a pas de sol : partout dans la maison, c’est du béton. Et en bonus, il y a un escalier qui relie directement l’appartement à celui d’en dessus qui s’avère être celui du propriétaire. C’est mieux, mais ce n’est pas encore vraiment ça!
Finalement, après 5 bonnes heures, nous avons visité tous les appartements et perdons espoir de trouver un logement décent. Marre de voir des appartements inhabitables, des cuisines avec des restes de viande, des poubelles pleines, des meubles poussiéreux et des murs tachés!
Et là, oh magie, l’agent nous rappelle le soir même pour nous annoncer qu’un logement réservé venait de se libérer. Super, on file le lendemain matin à 8h à l’agence pour voir ce qu’il en est, et oui, cette fois l’appartement était correct. Tout n’est pas parfait bien sûr, mais c’est de loin le mieux d’entre tout ceux que nous avions jusqu’alors visité.
Par contre la propriétaire, une vraie vipère! Elle n’a pas voulu signer le contrat car il nous manquait 1000 yuans. L’agent immobilier nous les as prêtés et elle a enfin accepté de signer, après plus d’une heure de négociation. Par la suite on a eu droit a des surprises marrantes : elle nous demande de choisir entre la TV numérique et une machine à laver, elle nous a dit que nous ne pouvons pas avoir internet car l’ancien propriétaire n’a pas payé son abonnement et que pour rouvrir la ligne elle devait payer le manque, etc…
Bref 15 jours plus tard nous avons les clés, et nous nous apercevons qu’il n’y a ni vaisselle ni draps ni oreillers mais c’est normal parait-il. Soit. Aujourd’hui, il ne reste qu’à attendre les types du Wanadoo chinois pour mettre la ligne en place, aller se déclarer chez les flics, acheter de quoi dormir et de quoi faire à manger et l’appartement sera vivable! Nous comptons emménager d’ici là fin de la semaine.
Sacrée aventure, et pas toujours amusante, mais on y est arrivé!
catégorie : Chine
tags : Tianjin - neige - froid - hiver - chauffage
Le changement de température est assez radical à ici à Tianjin. En moins de deux semaines, nous sommes passés du T-shirt au double pull polaire. Il s’est même mis à neigé le premier Novembre!
D’après les chinois, cette année n’est pas comme les autres et le mois de Novembre n’est en général pas si froid que ça.
En tout cas, température exceptionnelle ou pas, nous n’avons toujours pas la permission de mettre le chauffage (qui n’arrivera pas avant le 15…). Du coup, même dans la chambre nous sommes en pull/écharpe. Les pièces communes comme les toilettes ou la salle de douches ne sont elles aussi pas chauffées. Pire, les fenêtres sont parfois ouvertes! Heureusement nous avons la clim que nous mettons à 25°C lorsqu’il faut vraiment trop froid.
Dehors, c’est minimum pull + veste + manteau car le vent est vraiment frigorifique. Mais nous n’allons dehors qu’en cas d’extrême nécessité, c'est-à-dire deux fois par jour pour aller manger.
J’attends le mois de Décembre et de Janvier avec impatience!
ÉDIT: Après 2-3 recherches sur le net, il semblerait que le froid ait été provoqué par un procédé artificiel pour palier à la sécheresse dans les environs de Beijing. De l'iodure d'argent a été lancé dans le ciel, perçant les nuages, et déclanchant les précipitations! Sont fous ces Chinois!
catégorie : Chine
tags : Tianjin - université - H1N1 - réflexion - route
À Tianjin, les directeurs de certaines universités interdisent à leurs étudiants de sortir du campus à cause de la grippe H1N1. Ici, beaucoup en parlent. C'est le cas par exemple (et c'est le seul cas que je connaisse) de l'université de ma copine. Sauf sur lettre de dérogation, il est impossible pour les étudiants de mettre le pied dans le monde extérieur. Pourtant, il est parfaitement simple d'en obtenir une. Rentrer le week-end chez soit, avoir un achat à faire en ville, aller passer un week-end à visiter une ville sont des raisons qui permettent d'obtenir une telle lettre.
Cependant, à chaque fois que je vais à son université, je trouve impressionnant le nombre d'universitaires qui rentrent et sortent de l'enceinte, avec le papier les en autorisant bien sûr. Après en avoir discuté, elle m'a expliqué de son point de vue et selon bon nombre d'étudiants la réelle raison de leur injuste mise en quarantaine.
Devant l'université, il y a une bonne trentaine de restaurants en bloc. Mais malheureusement une route doit être construite à cet endroit précis. En interdisant aux étudiants de sortir, ils ne peuvent plus aller manger à l'extérieur, donc ils ne vont plus dans ces restaurants, donc les restaurants ne gagnent plus d'argent et ils vont devoir partir ailleurs. La route pourra ainsi être construite!
Ceci expliquerait pourquoi l'université autorise les étudiants à sortir "loin" (aller passer un week-end à la capitale, rentrer chez eux, faire des achats en ville, etc...) mais interdise les sorties de tous les jours (aller manger en face).
Bref, tout ça pour dire les étudiants chinois ne font pas qu'obéir parfaitement aux ordres sans protester ni se poser des questions comme nous l'entendons bien souvent : ils réfléchissent et cherchent à savoir pourquoi. Après, est-ce que le raisonnement est correct ou non, je ne sais pas pour le moment...
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