catégorie : Chine
tags : retour - aéroport - rentrée - voyage
Je poste cette news avec un léger retard. En effet, je n’ai pas pu accéder au net depuis 15 jours car mon portable m’a subitement lâché, pendant ma dernière semaine en Chine. Il ne voulait sûrement pas rentrer lui non plus. Mais ça y est maintenant tout ça est fini. Après 10 semaines il fallait bien rentrer en France, et comme on dit, toute bonne chose a une fin.
Partis le 26 septembre à 6h du matin, après une nuit d'à peine une heure de sommeil, et nous voilà en route vers l'aéroport de Beijing, départ prévu à 12h50. Il va falloir un temps d'adaptation, ou plutôt de réadaptation, pour perdre plusieurs - mauvaises - habitudes (surtout la plus dangereuse, celle de ne pas être compris en parlant français, et qui nous pousse à dire tout et n’importe quoi dans la rue…) Au revoir les prix qui se négocient, les restaurants tous les jours, les "hello sir", l'incertitude d'arriver au bon endroit en prenant les transports en commun, la connexion internet pire qu'à l'époque du 56k, l'eau de la douche qui passe sans cesse du glacé au bouillant toute les minutes, la chaleur qui démultiplie les mauvaises odeurs des rues de Tianjin, la recherche du point d'ombre le plus proche dès l'apparition des premiers rayons de soleil, les poules et pigeons , plein de maladie j’en suis sûr, en cages sur le trottoir, les voitures qui manquent de peu de m'écraser chaque fois que je traverse la route, les vélos de partout, le ciel gris, les gens qui crachent partout, et surtout ceux qui restent en Chine pour une ou plusieurs années! Mais je reviendrai, ça c'est certain!
catégorie : Chine
tags : arrivée - étranger - aéroport - eau - regard
Première journée plutôt déroutante… Apres 10h d’avion, nous voilà enfin arrivés à l’aéroport de Beijing. A peine le pied mis à terre que nous sentons une atmosphère totalement différente : l’air est quelque peu difficilement respirable comme si nous étions en altitude, ceci ajouté à beaucoup d’humidité, et une chaleur pesante. Mais on s’y habitue.
Une fois hors de l’aéroport, c’est au tour de la pollution de se faire ressentir, mélangée à une sorte d’odeur de terre, de poussière… Ici impossible de distinguer le soleil, ni même les nuages, car le ciel est gris de pollution.
Heureusement, après 2 heures de bus, jalonnées de coups de klaxons toutes les 5 minutes, nous arrivons à HEBUT à Tianjin, et ici, l'air est de meilleur qualité.
Les étudiants chinois nous ont aidé à prendre place dans nos chambres puisque les réceptionnistes ne parlent pas un mot d’anglais...
Puis nous avons enfin fait un tour en ville, entre les poules sur le trottoir, les maisons détruites, les immenses immeubles flambants neufs, les parcs parfaitement entretenus, les familles qui mangent sur une table basse à moitié sur la route, les vendeuses de fruits, légumes ou vêtements étalant leurs biens par terre, etc. Et à partir de ce moment, aucun regard des chinois ne sont indifférents à notre égard : parfois intrigué, amusé, inquiet, moqueur… A ceci s’ajoute le fait qu’il est impossible de parler avec eux, car 90% de chinois ne parlent pas anglais. Ils ne manquent pas non plus de nous rappeler que nous sommes des étrangers, et il arrive qu’après avoir croisé un groupe de chinois, ceux-ci se mettent à répéter tout bas mais en même suffisamment fort pour se faire entendre «Etranger!».
Nous sommes encore pour le moment très dépendants des étudiants chinois, même pour acheter une simple bouteille d’eau au rez-de-chaussée de notre hôtel. En effet, après avoir essayer pendant plus qu’une demie heure de faire comprendre que nous avions soif et que voulions une bouteille d’eau, par mimes, mot anglais, un étudiant chinois est venu à notre aide. Il faudra impérativement noter quelques mots importants sur une feuille pour faciliter les achats dans le futur… Ensuite vient le moment de payer. N’ayant que l’argent que le distributeur m’a donné, je tends un billet de 100 yuan pour payer la bouteille à 2 yuans… -_- La vendeuse n’a rien dit, n’a pas bougé, aucune réaction à part ses yeux qui ont doublé de diamètre. Oui, pour eux, 100 yuan c’est beaucoup ! Certaines vendeuses vérifient même si c’est un vrai, de la même facon que nous doutons, en France, de l’authenticité d’un billet de 500 euros!
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